Motu Fareone : répartition des taramea et observations biologiques
Le 11 novembre 2025, nous avons mené une campagne de régulation raisonnée des taramea au Motu Fareone, à Moorea, avec la Fondation Science4Reefs et seize bénévoles. Vingt individus ont été traités sur un secteur estimé à 4,51 hectares. La journée a associé intervention, observation de leur répartition et découverte de leur biologie.
Une répartition différente selon les secteurs
Sur le parcours prospecté, la présence des taramea était globalement modérée à faible. Les observations variaient cependant à petite échelle : davantage d’individus près de la plage, certains sous les coraux ou dans les anfractuosités.
Cette répartition hétérogène — des animaux plus concentrés à certains endroits — montre l’intérêt de localiser les observations. Un total à l’échelle d’une sortie ne décrit pas à lui seul la situation de chaque portion du récif.
La détection est aussi un enjeu. Les taramea dissimulées dans le relief récifal peuvent échapper aux observations visuelles, une difficulté étudiée par l’Australian Institute of Marine Science (AIMS). Retrouver les mêmes secteurs lors de plusieurs passages aide à construire une lecture plus précise de leur présence.
Observer la reproduction
Deux spécimens ont été prélevés pour une dissection. Aucun œuf n’a été observé sur ces deux individus. Ce résultat concerne les animaux examinés ; d’autres observations seraient nécessaires pour décrire l’état reproducteur de la population locale.
La dissection a permis d’aborder concrètement l’anatomie de la taramea et les questions liées à sa reproduction. Elle a aussi donné aux participants l’occasion de relier une observation de terrain à une question biologique.
Associer les bénévoles à la connaissance du récif
La Fondation Science4Reefs, sous l’égide de la Fondation CNRS, travaille à la préservation des récifs et à la transmission des connaissances. Ce partenariat réunit la recherche, les observations des habitants et les actions de l’association.
Pour les prochaines campagnes, la localisation des animaux et les photographies de secteurs suivis permettront d’enrichir les bilans. Observer aussi le corail vivant aidera à apprécier l’évolution du récif, au-delà du seul nombre de taramea traitées.
Vous souhaitez contribuer aux observations, aider à documenter les sorties ou participer à une mission encadrée ? Contactez Te Aho To’a.