Mission taramea au Motu Fareone : une action locale et collective
Action

Mission taramea au Motu Fareone : une action locale et collective

15 November 2025 Équipe Te Aho To'a 5 min de lecture

Une matinée productive dans le lagon

Le mardi 11 novembre 2025, sur le récif de Motu Fareone (Moorea), nous avons mené une campagne de neutralisation des tarameas avec des bénévoles locaux. Cette matinée a été réalisée en partenariat avec la Fondation Science4Reefs (sous l’égide de la Fondation CNRS), installée sur le Motu Fareone et engagée pour la préservation des récifs.

Objectif : réduire localement la pression des taramea là où leur présence commence à peser sur les coraux, sans “éradiquer”, mais en prévenant les basculements vers une pullulation. Ce jour-là, nous étions 16 bénévoles mobilisés sur une zone de l'aire marine protégée proche de l’écostation de Science4Reefs. Sur cette mission, l’intervention s’est faite avec une méthode ciblée d’injection à base de vinaigre, utilisée dans plusieurs programmes de gestion des taramea à l’international.

Résultat : 20 taramea traitées au vinaigre au cours de la matinée.

Ce qu’on a observé sur le terrain

Un point important de cette mission : la densité globale observée était modérée à faible. Autrement dit, on n’était pas dans un scénario d’épidémie généralisée. Mais… le récif fonctionne rarement “au uniformément”. Nous avons constaté une concentration plus élevée près de la plage, et des taramea souvent cachées sous les coraux ou dans les anfractuosités, donc difficiles à repérer.

C’est un enseignement clé : même à densité “raisonnable” à l’échelle d’un secteur, il peut exister des micro-zones où la pression sur les coraux devient significative. Et ce sont précisément ces zones qu’il est intéressant de traiter tôt.

2 dissections pour mieux comprendre les tarameas

Deux taramea ont été prélevées pour une dissection en direct, afin de mieux comprendre l’espèce, sa biologie, et ce qui se passe “à l’intérieur”. Résultat marquant : pas d’œufs observés sur les deux individus disséqués.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que ça nourrit notre compréhension locale de la dynamique : stade de maturité, période, état reproducteur… Et parce que ce type d’observation, même simple, renforce la logique de science participative : on partage des faits concrets, on apprend ensemble, et on affine notre gestion des épidémies de taramea.

Merci aux bénévoles & bienvenue aux prochains

Cette mission n’aurait pas existé sans l’énergie des bénévoles et des personnes mobilisées. C’est ce que ce partenariat avec Science4Reefs rend possible : relier science, terrain et communauté, pour que la protection du récif soit une histoire collective, pas un sujet réservé à “quelques spécialistes”. On continue. Et si vous voulez participer :

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• ou soutenez l’association (bénévolat / relais / dons).

Chaque geste compte, surtout quand il est fait au bon moment.

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